

PHILOSOPHE, POETE, HISTORIEN, SOCIOLOGUE, Mr MAMADOU LAMARANA SIDIBE « LAMA SIDIBE » (LA VOIX D’OR , L’ENFANT PRODIGE DU FOUTA)
Mamadou Lamarana SIDIBE du nom artistique LAMA SIDIBE est né le 27 janvier 1965 dans le quartier populaire de Horé -Fello à Mamou, ville carrefour de la Guinée située à 275 km de Conakry capitale de la République de Guinée. Son hospitalité, la douceur de son climat, sa position stratégique (Carrefour naturel) ont fait de cette ville la plus grande préfecture cosmopolite du pays.
A Mamou où se trouve également le célèbre village de Timbo Capitale du royaume théocratique du Fouta Djallon où se prenaient toutes les décisions sur la vie politique, économique et sociale des neuf (9) diwés (provinces), fief des almamy où les règles de la démocratie étaient appliquées bien avant le contact avec les colons.
Cette préfecture a toujours répondu présente aux rendez vous importants nationaux et internationaux. Elle a donné naissance à des célèbres et dignes fils d’Afrique. Parmi eux nous pourrons citer :
-Feu Diallo Telly intellectuel polyglotte par excellence et panafricain convaincu, premier secrétaire général de l’OUA.
-Thierno Monenembo véritable ambassadeur romancier de la littérature Africaine.
-Alpha Amadou Diallo, opérateur économique sacré oscar des oscars des managers Africains.
-El Hadj Boubacar Biro Diallo premier président d’une assemblée nationale multipartite.
-Abdoul Salam Sow « Golden Boy » meneur de jeu de l’équipe nationale des deux dernières décennies, élu auparavant deuxième meilleur joueur mondial des moins de seize ans en Chine, a redonné du goût au football Guinéen. Les PDG des plus grands super marchés du pays sont originaires de cette préfecture et où le taux de la scolarité est très élevé.
C’est sur cette longue liste que figure l’artiste LAMA SIDIBE « Manu Dibango » pour ses amis d’enfance. Comme l’a dit Victor Hugo « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années » c’est ce qui s’applique sur cet enfant de Horé Fello. Dès son jeune âge, à sept ans, il prit goût à l’art par le biais de la musique. A l’école primaire de son quartier, il s’illustre comme le principal chanteur de la troupe théâtrale de son établissement, en décrochant permanemment les meilleurs titres lors des compétitions inter-scolaires. Il crée son premier groupe avec des camarades de classe dont l’un d’entre eux lui fabrique les premiers instruments rudimentaires.
Très tôt le succès du jeune LAMA déborde le cadre de l’école, on le retrouve avec une bande de copains, ses grandes sœurs et autres jeunes de sa génération où il est l’animateur principal des veillées nocturnes. Quelques années plus tard le groupe se disloquât. A noter qu’il n’a trouvé aucun artiste dans sa lignée. Etant le garçon unique de sa mère n’ayant qu’une seule grande sœur, sa maman s’oppose à son option pour la musique, de peur d’offusquer sa mère, il jugera nécessaire d’abandonner momentanément la scène. Mais discrètement il continue à parfaire son art.
Avec le concours de son Beau-frère, LAMA se rend à Conakry retrouver celui-ci afin de poursuivre ses études secondaire au KM 36.C’est en 1984,à l’âge de 19 ans en cachette que le jeune LAMA réalise ses premières notes musicales avec le doyen feu Bigné Doumbouya, saxophoniste à la paillote de Cameroun (Quartier de Conakry).
LAMA, par son intelligence sa politesse et son sens large de communication passe par des méthodes de courtoisie pour convaincre sa mère. Ayant obtenu, enfin, de celle-ci l’autorisation de poursuivre sa carrière musicale, LAMA se dirige vers une de ses relations du Nimba Jazz de N’zérékoré en l’occurrence le grand claviste bassiste Mamady Condé grâce à qui d’ailleurs il va intégrer la grande famille griotte de feu Karifa Diabaté, auprès du quel il va conforter ses acquits artistiques. Par sa politesse, il bénéficie de la confiance de son maître qui lui fait intégrer l’orchestre du Nimba Jazz toute en continuant ses cours de musique en famille.
Au terme de cette formation il obtient la mention « NIARA » qui veut dire en malinké excellent. Auparavant, Lama avait suivi des cours de secourisme et il avait prêté ses services d’assistant aux victimes du tremblement de terre survenu en Guinée (Gaoual) en 1983. Cette expérience lui servira également lors de l’afflux des réfugiés Libériens et Léonais en Guinée. A N’zérékoré il exerçait cumulativement les fonctions de secouriste et d’artiste,Lama fonde son premier groupe professionnel « Muydhé » le destin en poular .Il anime des manifestations culturelles ou anniversaires parrainés par les institutions spécialisées des Nations –Unies dont entre autres : le HCR,le MSF ,le PAM,ADRA………. .
Après la réalisation de ce premier album en 1995 à Abidjan, l’artiste secouriste continue d’apporter sa contribution au soulagement des milliers de réfugiés Libériens et Léonais à qui il redonnait espoir à la vie par ses chansons et ses actions. Lama a géré le plus grand camp de réfugiés dont celui de Kolomba avec quarante six mille six cent cinquante réfugiés. Cette endurance lui a valu de parler les différentes langues de la Guinée forestière «(Guérzé, Mano, Toma) où il a côtoyé la mère de l’éternel opposant Jean Marie Doré. C’est une période qui a préparé de plus Lama à affronter la vie. C’est aussi à cette période que LAMA s’est surperfectionné en Anglais où il dispose d’ailleurs aujourd’hui des textes en français, anglais et Arabe. La gestion humaine n’est plus étrangère chez lui quelque soit l’effectif.
Ce n’est qu’en 1996 après le retour massif des réfugiés, que Lama décide de mettre son album sur le marché. Pour cela, l’artiste débarque à Conakry avec dans sa gibecière « A WELIILAN » titre de son album de 8 titres sortis le 17 Mai 1996 au cinéma Liberté. A WELIILAN devient très vite un tube et Lama se positionne dans le cœur des mélomanes Guinéens. Il est sollicité un peu partout à Conakry où il jouait notamment dans les grands Bars Restaurants régulièrement (4 sur sept jours) de la semaine. Entre autres nous avons Chez Fofana à Lambanyi, chez Ivonne à Taouyah, Marcory Gasoil où sa rencontre avec Madame Rougui BALDE PDG de Gris-gris productions cassettes (première usine numérique de cassettes en Afrique l’ouest) scella le destin de l’Enfant prodige de Horé Fello.
En effet, séduite par les mélodies de la musique de Lama et la profondeur de message qu’il livre, un contrat est signé entre Gris-gris productions et Lama pour la production de trois albums. Ce mariage aboutira à la réalisation du premier album de la série qui s’intitule « FALAAMA » désire en poular. Dans ce chef d’œuvre musical, LAMA sollicite de son public l’autorisation de pouvoir enfin assouvir sa soif de lui parler du fond du cœur. Et par la splendeur de ses œuvres, on ne peut qu’être étonné par la diversité des colorations que LAMA imprime à ses cordes vocales. Les thèmes quant à eux sont d’une richesse incontestable.
Le contrat de Lama avec Gris-gris productions dispense Lama des soucis financiers pour la production et la distribution. Désormais l’Artiste est libre et son inspiration en ressent. MUYDHE nom qu’il a donné à son groupe est remplacé par « SELLA FINDE » qui veut dire fidélité en poular. Ainsi avec les mêmes musiciens, LAMA développe une musique beaucoup plus élaborée et le succès est éclatant, il est adulé, il est de toutes les grandes manifestations à Conakry et à l’intérieur de la Guinée. Il effectue des tournées dans la sous région Ouest Africaine. L’album FAALAMA est aussi celui de l’ouverture et de la consécration internationale de LAMA .
Avec Falaama, Lama est invité à se produire en Europe où il donnera son premier concert à Aubervilliers (Paris) le 29/12/1999 .On le retrouve ensuite à Bruxelles, à Hamburg, à Amsterdam et Saint Denis en France. Partout, la communauté guinéenne, africaine et les amoureux de la musique africaine se bousculent pour voir, savourer et danser sur les rythmes de l’Ambassadeur de la voix pastorale. L’Amérique n’est pas en reste, en 2002, ayant eu vent de ses succès, des mécènes guinéens vivants aux USA invitent Lama au pays de l’Oncle Sam. Pendant cinq mois, Lama parcours les grandes villes américaines où il se produit pour les communautés Guinéennes et Africaines. On le retrouve tour à tour à New York, Washington, Chicago et à Indianapolis où d’ailleurs, il participe au festival de la ville et fut le premier Africain à recevoir le trophée « AFRICAN DJEMBE AWARD », un prix de récompense pour la promotion de la culture africaine aux USA.
Alors que son album Faalama caracole à la tête du hit parade national,et est au top des meilleures ventes de cassettes en Guinée ,Lama entre en studio au Burkina-Fasso pour la réalisation d’un double album dont la sortie du premier intitulé « SEGUELERE » épervier en pular,ressemble à une émeute.
En effet, le palais du peuple (la plus grande Salle de spectacles du pays) était petite pour accueillir les dizaines de milliers de Fans de l’artiste philosophe venus recevoir le nouvel opus de leur Idole .Pour satisfaire le public, les organisateurs étaient ténu obligé de faire deux concerts le même jour et au même lieu, une première dans l’histoire des sorties d’albums en Guinée. Lama est désormais une star en Guinée applaudie sur tout passage. L’affluence des Fans et admirateurs de toutes les classes d’ages et ethnies se prouve aujourd’hui par la création de plusieurs associations féminines et juvéniles dénommées LAMA SIDIBE. Des boutiques, des restaurants etc …portent pour nom, celui de ses chansons « Mari Faala,Yélina……. ».
Lama rassemble son public du Vendredi au Dimanche par des animations jamais égalées dans le pays. Lama est aujourd’hui plus qu’hier sollicité par la Croix Rouge Guinéenne qui lui a attribué le titre d’ « Ambassadeur de l’Institution » dont la remise du passeport a eu leu le 15/12/2005.

Aujourd’hui, Lama est incontestablement l’une des valeurs les plus sures de la musique Guinéenne et Africaine. Très compétitif dont sa prestation en Gambie (au stade) sur 15 pays invités par la plus grande société de téléphone du pays « Africell », Lama a fait la différence ce qui lui a valu la signature de plusieurs contrats. Au festival des arts et de la culture Peulh qui s’est tenue à Bamako (Mali) du 04 au 07 Janvier 2002, Lama impose son talent en décrochant les meilleurs titres de l’évènement.
Aujourd’hui Lama fait la fierté de la communauté Guinéenne particulier, Peulh et Africaine en générale. Avec son groupe de professionnels confirmés, il est l’artiste Guinéen le plus « LIVE » pouvant tenir une prestation intense de quatre heures trente minutes « une véritable bête de scène ». Sa carrière n’a besoin que d’un soutien et d’une promotion conséquente pour explorer.
Originaire de Mamou, Mamadou Lamarana Sidibé dit Lama Sidibé passa son enfance dans le quartier populaire de Horé Fello. A l’école dès sept ans, il est le chanteur principal de la troupe de sa classe aux rencontres théâtrales organisées par son établissement;
Lama sidibe
30 ans plus tard, après s’être fait un nom sur Mamou puis Conakry, d’abord au sein de son groupe “Bafing Jazz” puis en solo, Lama Sidibé nous revient avec un nouvel album intitulé “Falama” ("désire" en peulh) chanté en pular. Depuis longtemps on cherche dans le paysage artistique guinéen une voix représentative du style traditionnel pur du Foutah-Djallon, on l’a trouvé en Lama Sidibé
Kadiatou Diallo la femme legitime de
Lama Sidibé

